
A quelques heures d'une année que tout le monde annonce comme difficile, chacun fait ses voeux secrets.
Dans la démarche pressée par le froid, dans les visages crispés des passants on peut lire une inquiétude.
L'inquiétude serait exorcisée dans les dernière heures de l'année par les alcools, qui seraient comme la dernière cigarette du condamné.
Finalement égoïstement je ne formulais que des voeux intimes, bien plus petits que le vaste monde mais qui suffiraient à me réchauffer.
J'essayais de distinguer ce visage que je sens tout proche, là dans l'ombre. Ce visage dont je ne distinguait pas encore bien les traits. Mais l'intuition d'une présence toute proche me rassurait.
Elle était là c'est sûr, toute proche.
Et les mois qui viennent allaient voir nos corps se réchauffer pendant que tout autour de nous le monde s'effondre en silence.