vendredi 31 décembre 2010

THE END

Ce blog touche à sa fin, après une année 2010 où il était déjà quasiment abandonné.
Peut-être reprendra-t-il ailleurs un jour ou l'autre.
Merci à ceux qui l'ont suivi, que je connais, que je ne connais pas.
Il restera accessible un temps parmi les limbes du web comme la trace de ce qui a été vécu.

A bientôt, dans le réel ou l'irréel.

SB

dimanche 2 mai 2010

Festival... Oui, celui que je connais bien... (Part II)

Et puis il y avait aussi:

CW qui aimerait bien fumer.

CB qui ne peut s'empêcher d'éteindre les mégots des autres du bout de ses chaussures.

Le cocktail truc des Gavroches qui est traître...

MM, SB, et MA qui s'engueulent avec un restaurateur sur une histoire que je n'ai toujours pas compris... Tenter de calmer les choses au milieu de 4 furies... comme si j'avais que ça à faire...

AFD qui tente une imitation de SB sur scène mais ne trouve pas l'accent...
SB qui lui réponds le lendemain en présentant une séance.

GB qui me fait un point météo régulièrement. Et puis ça passe toujours, tout juste.

MBK qui ne viendra pas.

RM qui offre un badge "Lost communists" à VK.

BD qui parle trop et dit n'importe quoi.

Un allemand qui passe sans prévenir, par hasard, alors que nous avons programmé son film.

Avec AP, à table, nous évoquons la vie tumultueuse de SD qui ne viendra pas faire une surprise.

EC n'arrête pas de me dire qu'il est content d'être là.

DL qui m'oblige à danser.

MAG subjuguée par le ciné-concert de LL.

La route de Tulle la nuit. Revoir les 20 premières minutes du Genou de Claire avec toujours le même plaisir.

LM ange gardien, comme dit CW.

BR qui évoque Rohmer tandis que sonne les cloches de la cathédrale de Tulle juste au-dessus de nous.

AS, réservée, et malheureusement peu vue.

DG qui semble se détendre enfin le lundi soir.

VK me donne sa part de gâteau.
VG a mangé la part de gâteau que je convoitais.

SC qui débarque et nous distribue des badges.

NT et sa petite troupe powellienne.

CL et NR qui font leur raid annuel au Cash Converters pour revenir avec des dizaines de DVD. CB est entraîné, c'est vraiment son baptême briviste.

Prendre un pv et perdre trois points pour un défaut de ceinture. Et encore j'ai négocié le clignotant oublié...

"Powell l'américain" dit l'élu sur scène... visages consternés dans la salle, il se reprends. Trop tard l'humiliation est consommée...

Déguster du foie gras en se disant que les quelques efforts des semaines passées pour maigrir sont en train de s'envoler.

Les gestes toujours aussi lents de JM qui m'exaspèrent.

MG qui m'intrigue.

AC qui semble hésiter.

Retrouver les nouvelles connaissances sur facebook.

Penser déjà à 2011.






jeudi 29 avril 2010

Festival... Oui, celui que je connais bien...

...que je connais bien parce que je l'organise. Bon, je le dis parce que bon la plupart des lecteurs le savent, alors fini les mystères!

C'est fini depuis lundi soir. Et c'est jamais facile de revenir à Paris après ces quelques jours agréables (y a du travail bien sûr mais quand même...).

Un jour sans doute ici ou sur un autre blog à venir je raconterais les dessous du festival, je dirais comment on fait ça, avec les choses drôles et les moins drôles bien sûr: la sélection des films, l'argent, les gens, le temps qui manque, les angoisses, les plaisirs...

Mais ce sera pour une autre fois, quand je ne serais plus de la party. En attendant juste quelques impressions...

La pression et l'angoisse avant de monter sur scène pour la cérémonie d'ouverture. Et puis tous ces discours (les élus): les drôles et les moins drôles, mais toujours longs, très longs sur cette scène où il fait 45°.
L'angoisse de VK à l'idée de devoir parler sur scène.

Attendre la foule qui va déferler après le film d'ouverture pour se jeter sur le cocktail. Des mains à serrer, des sourires à faire, tenter d'écouter chacun attentivement.
Et puis aller voir les jurés aussi qui ne savent quels films les attendent dès le lendemain.

Le visage de LL à la veille de son ciné-concert, qui cache mal son trac.

le visage toujours radieux de KD qui débarque avec une valise qui vient de perdre ses roulettes. KD qui va materner nos journalistes durant tous le festival comme elle sait si bien le faire.

MC qui court partout, qui ne veut rien déléguer, jamais, mais qui travaille si bien.

Et l'arrivée de ML qui peste contre le personnel de l'hôtel avec raison. Dégainer le portable, tenter de trouver une solution au plus vite.

Lire le premier papier sur la soirée d'ouverture dans le journal régional.

La foule totalement hypnotisée par le ciné-concert de LL.
la petite culotte d'une charmante journaliste qui dépasse du jean, son nombril découvert par un petit haut.

Les premiers verres aux Gavroches. on commence en douceur quand même.

CF qui a perdu le code d'entrée de son hôtel et qui m'appelle au secours à 3h du matin.

La fébrilité de PG avant la toute première projection de son film tout juste terminé.
Il faut la rassurer, la détendre.

LS qui semble très heureux d'être là et de parler avec le public après la projection de "son" film. Il donnera même des interviews tellement il se sent bien!

RG qui me parle avec malice et admiration de LS.

DL et sa petite bande (EB et EC) est dans la place et c'est toujours un plaisir de voir son sourire.

Rencontre avec des lycéens attentifs très curieux de savoir comment on fait un festival.
Et même s'il est tôt le matin et que la nuit à été courte c'est tellement bien.

JJG rate son avion, je reçois le texto en pleine rencontre avec les lycéens et leur explique pour donner un exemple des impondérables d'un festival.

Arriver à la table ronde et voir que dès le matin MM cherche toujours la petite bête pour se rendre désagréable.

Le point quotidien avec les piliers de l'équipe: moments chauds de la journée, vigilances à prévoir, gestion des invités, arrivées importantes, logistiques diverses...

CW qui trouve qu'on mange bien et beaucoup, et qui s'inquiète des kilos qu'il risque de prendre.

Revoir avec plaisir le visage de SG qui a un peu changée, mûrie. Nostalgie.

Revoir le regard indéchiffrable de AC.

BD qui ne peut jamais s'empêcher de faire une sorte de danse dès qu'il parle sur scène.

Prendre 3 cigarettes à KD durant tout le festival. J'ai été raisonnable.

Le sourire heureux de VA qui va passer un peu de musique et semble toujours content d'être là.

JJG qui tente avec malice de m'arracher le palmarès avant l'heure. Il dit aussi que c'est son festival préféré de l'année... plaisir non dissimulé de ma part (enfin je crois).

Discuter avec AFD à table, où l'on parle finalement de choses assez personnelles.
Sa belle obstination à défendre ce qu'il aime.
Son attention, sa gentillesse de tous les instants, relevée par beaucoup de monde.
Quelque chose passe dans nos regards échangés ici et là. Mais pas assez de temps pour échanger plus et je le regrette beaucoup.

McM toujours belle et drôle. Provocatrice à l'envie dans ses réflexions.
Terriblement sexy avec sa basse.

La belle présence de DDK toute en discrétion pourtant. Mystérieuse.

Un échange très imprévu avec IK durant lequel chacun révèle un point commun assez personnel. SS écoute attentivement.

Revoir AP quinze ans après. Le plaisir de montrer son film.

MH qui m'envoie un mail disant qu'il ne viendra pas. Mystère.

JT qui est comme chez elle et c'est tant mieux. Sa copine (pfff j'arrive pas à retenir son nom...) qui a la même voix que McM et qui dit plein de choses drôles et pleines d'esprit. J'adore.

Un gars qui prends la parole durant un débat et qui m'agresse sur le mot "impudeur". J'ai toujours pas compris pourquoi...

Le plaisir de voir enfin DI comme un vrai festivalier.

BB qui me rassure en me disant à 3h du matin qu'il sera frais et dispo pour le lendemain matin.

La douceur et l'enthousiasme de MAG.

L'absence toujours de SoS. Nostalgie encore.

Et puis SD qui ne viendra par surprise...

Un chouette déjeuner avec NP que j'aimerais bien connaître plus.

Le charme et l'efficacité de MG et LM.

Discussion avec JJV: on envisage une collection dvd en partenariat avec le festival.

AC qui ne réponds pas aux textos.

Discussions plutôt détendues avec les politiques.

Croiser JT et son amie LD au petit déjeuner. JT qui doit rendre un dossier dans les minutes qui suivent. NP qui vient nous faire rire. Moi, stressé par la journée à venir.

Un coup de fil de LB qui me souhaite un bon festival.

Un mail de LB (une autre) qui me donne du courage.

Un texto de LG qui me demande si le festival se passe bien alors que c'est fini.

DA qui ne viendra pas.

L'étrange et très décalé GC.

Donner une interview d'une heure et vingt minutes au très curieux et vivace CB. Belle rencontre.

Voir l'enthousiasme du journaliste SD, un vrai plaisir.

Boire du champagne, mais moins que l'année dernière. D'ailleurs MC préfère comme ça.

Reçevoir des compliments sur ma tenue par LD.

CW et SS me trouvent élégant mais je prends ça pour de l'ironie. Ils insistent et me trouvent paranoïaque... ils abusent non?

RM ne tarit pas d'éloges sur le festival. Il semble si heureux d'être là, ça fait plaisir.

Une fille qui me demande si je suis stagiaire au festival (C'est la veille du premier jour, elle est stagiaire). Moi: Heu non... je l'ai créé et je le dirige...
Elle rougit.

Et tant d'autres choses encore... à suivre...



samedi 30 janvier 2010

MOI (11) : 34

Une petite fête pour "fêter" un chiffre...
Beaucoup de monde, et ça fait toujours plaisir.

Impressions: VD arrive le premier et en est surpris (les premiers sont toujours surpris et gênés, mais ils faut bien un ou des premiers!). Avec VD on poursuit notre longue conversation commencé il y a quelques mois dans un festival que je connais bien, poursuivie sur Facebook, par mail, ou ailleurs. On parle de nos films, du cinéma français, des top ten... Et c'est toujours un immense plaisir. To be continued...
Je propose à LL de revenir faire un tour dans ce festival que je connais bien pour deux moments musicaux, il accepte avec plaisir, nous devons nous revoir pour en parler. Accessoirement il repartira en oubliant une ordonnance chez moi...
Il y a aussi PG que je vois peu mais avec lequel c'est toujours agréable d'échanger à bâton rompus. Et puis j'aime son humour pince sans rire. LB et AP ont pris un baby-sitter pour la petite N donc pour une fois ils sont là! LB est toujours aussi fraîche et souriante. AP s'est doté d'une sorte de manche couleur chair (avec motif "tatouage") et de loin, avec la complicité de McM ils me font croire qu'il s'est tatoué le bras, et moi j'y crois, mais je suis pas le seul je crois. D'ailleurs McM est toujours aussi charmante, en forme(s) et je lui propose de jouer dans la bande annonce d'un festival que je connais bien. Elle accepte et semble hyper flattée, gênée mais très excitée à cette idée. Elle revient d'une répétition avec AFD (ici et en bas de page) dont elle est la bassiste, on parle de l'idée qu'ils viennent à ce festival que je connais bien.
Peu parlé avec BB qui semblait, je dirais fébrile, mais c'est sans doute parce que DM (qui m'offre une rose et un ticket à gratter: perdu...) est là. Je ne sais pas.
Pour la première chez moi, SaS est là, avec son amoureux que je ne connaissais pas. Ils prennent des nouvelles du quartier qu'ils jugent "peu sûr". Je dément fermement, tente de les convaincre... Mais je ne sais pas, on dirait que SaS n'est pas en grande forme.
AG et XG parlent de Rodolphe Burger et je leur dis d'aller voir le film de Pedro Costa, Ne change rien... ils ne connaissent même pas le film, pffff, rhoooo... Et d'écouter AFD (ici et en bas de page) aussi!
CD me parle d'une fille qui fait la difficile avec lui et nous en concluont qu'elle ne sait pas ce qu'elle rate, tant pis pour elle... Oui, je suis d'avis de voir les choses ainsi désormais.
La grande JT a très vite beaucoup bu et elle dit n'importe quoi et c'est drôle. L'alcool me fait découvrir des mimiques sur son visage que je ne lui connaissait pas. Je prends des nouvelles de AH mais bien trop rapidement à mon goût, car il y a trop de monde... Il est venu avec TH avec qui je n'ai pas eu le temps du tout de parler et c'est dommage.
Et puis il y a aussi LR que je connais peu et qui part tourner à Cuba la semaine suivante; venue avec une amie. Et LBl, masseuse professionnelle (oui oui c'est son vrai métier: massages Tao, je la recommande) venue avec une amie elle aussi. Et aussi ThLL ou encore JSC avec qui décidément je n'arrive pas à discuter tranquillement dans les fêtes et c'est frustrant. Donc il va falloir réparer ça au plus vite.
Plus tard YG et SaS me charrient avec perfidie... Je ne connaissait pas leur redoutable duo...

L'adorable DL avait fait un gâteau au chocolat et poires. Je souffle donc les 17 bougies du gâteau, c'est bien d'avoir juste 17 ans. Le gâteau est excellent et est vite englouti par une petite partie des invités, au point que DL n'a même pas réussit à goûter son propre gâteau! La pauvre.
LB continue seule à chanter une belle version de joyeux anniversaire, accompagnée par DM.

VA à quitté un concert pas loin pour venir avec une bouteille trouvée au bureau (ils ont plein de cadeaux ces journalistes!). LT lit Eloge de l'amour de Alain Badiou dans un coin et semble quitter son humeur maussade du début de soirée. Elle parle aussi: sa thèse, sa psychanalyse, etc... J'aime bien. AB mangera sauvagement un steak haché vers 6h du matin, sous le regard médusé de MA, venue avec leur "ventre" de 7 mois. JG et MC me font une blague. Il y aussi AS, ML, VV et j'en oublie sûrement (désolé).

Et les absents ont toujours tort: VK, CW, SdF, MD, DdK, HK, MP, NG, VG, JJG, PM, FD, JC, MjM, DK, LiB, etc... mais ils sont excusés.

La soirée se termine très tard (ou tôt) dans la nuit, au son du DJ officiel NA. Je parle longuement avec DM qui n'arrive pas à commander un taxi alors qu'elle prends un train pour aller à une bar-mitzva à Londres dans la matinée... Ca faisait longtemps qu'on s'étaient pas vus, c'était bien. On range un peu...
Trouvés, oubliés en fin de nuit: une chapka, un chapeau noir, des gants léopards, un téléphone, un gilet de fille de couleur noire, une ordonnance...

Il faut que je vois le film préféré de VD, All that jazz de Bob Fosse dont il parlait en début de soirée.

Next time: June.

Découvrez la playlist Arnaud Fleurent-Didier 3 avec
Myspace Odity de Arnaud Fleurent-Didier (dit AFD)
in La Reproduction

vendredi 29 janvier 2010

FICTION (21)

Et cette fille qui venait de pleurer, assise sur la banquette du métro. Sa mèche qui cachait son oeil droit.
Tigre dans la nuit tu marchais sur le velours de l'asphalte, regrettant, tant et tant de moments râtés.
Tu avais encore ce goût de camphre au fond de la gorge, pourtant son baiser était si doux.
Mais c'est la nuit qui se rétractait dans l'étoffe de ta couette, là presque dans ta main. Tu pourrais l'étouffer, la saisir, te pencher sur elle et observer les insectes fous qui tremblent dans le froid du matin.

Sur le boulevard, déjà le marché s'organisait.
Maraîchères, nous voilà!

mercredi 20 janvier 2010

La Reproduction


Ne sois pas trop exigeant
in La Reproduction de Arnaud Fleurent-Didier

MOI (10) : Silence

Après un long long silence quelques mots ici, non pas pour justifier mais juste esquisser l'humeur de ces moments silencieux ici, bruyants (parfois) par ailleurs.

Sans doute est-ce parce que j'attends en fait que cet hiver finisse pour enfin retrouver une humeur plus partageuse ici, plus détendue par ailleurs, que j'ai préféré ne pas plomber le World Wide Web.

Résumé:

IM a été très désagréable et incompréhensible. Début officiel de l'hiver.

Des mails qui n'arrivent pas, des textos qui ne partent pas.

Un mail impossible à écrire, quoiqu'il soit écrit et ré-écrit certains soirs et matins dans le demi-sommeil.

Le plaisir d'une cigarette fumée à toute vitesse, sous la pluie, sur le quai Orléans-Les Aubrais avant que le train ne redémarre.

Marche dans la neige, de nuit, dans une ville figée. L'exquis murmure des sons étouffés. Hiver total, comme un décor de théâtre, dans la lumière des sodiums.

Des heures passées à lire Du côté de chez Swann, soit le début de A la recherche du temps perdu de Proust.

D'autres heures à écouter Arnaud Fleurent-Didier.

Et penser à l'éventualité de la reproduction - justement.

Suivre un camion noir sous la neige.

Rewind:

Exaltation de la rencontre. Espoirs.


"Ne soit pas trop exigeant" dit AFD.


jeudi 31 décembre 2009


CASINO de Martin Scorsese (1995)







mercredi 21 octobre 2009

Brandt rapsodie

Brandt rapsodie de Benjamin Biolay (en duo avec Jeanne Cherhal)
sur le brillantissime album La Superbe de Benjamin Biolay.


MOI (9) : Hiver, teasing

J'aime plutôt l'automne et j'aime bien l'idée de l'hiver. J'ai dit l'idée...
L'automne est ce moment ou après la torpeur de l'été les projets démarrent, redémarrent, prennent forme. Et il me semble que c'est exactement ce qui se passe en ce moment grâce à quelques bonnes nouvelles. Et puis il y a la douceur du soleil d'automne qui est bien plus caressant qu'en été (pour moi un coup de soleil c'est 5 minutes chrono...).
L'idée de l'hiver me plaît. Peut-être même l'imagerie liée à l'hiver, et particulièrement en ville.
J'aime bien le contraste entre le calfeutrage dans un appartement bien chauffé (et factures EDF salées...) et nos courses dans paris glacial, entre une bouche de métro et un rendez-vous dans un café, un bureau.
Et aussi un dimanche sec et ensoleillé, bravé en terrasse. Ou un dimanche pluvieux ou cotonneux dans la couette ou sur le canapé devant un Bergman ou un bon livre.
Bref toutes ces choses qui rendent supportable, voire même aimable, l'hiver. ces choses que nous aimons à peu près tous je crois. Sans toutefois tomber dans le lyrisme quincailler de Jeunet.

Je découvre le dernier album de Benjamin Biolay, qui est très "hiver" je trouve (tout Biolay est très "hiver" en fait). Le précédent, Trash yéyé avait accompagné pas mal de mes moments de l'hiver 2007. Et là je retrouve des traces de cet hiver mais avec autre chose. Biolay y est ici plus baroque que jamais, alternant avec des chansons beaucoup plus simples. Bien sûr l'ensemble est chargé, mélancoliquement parlant disons. Mais il s'améliore encore dans les textes et cisèle avec un talent incroyable dans les orchestrations et arrangements. C'est complexe, profond, nourrit au risque de la prétention s'il n'était pas si doué pour son âge.
Daho accompagne aussi ces jours avec son Live à Pleyel. Et là on se dit qu'il a atteint une grande maturité dans sa voix (que d'autres lui ont tant reproché). La simplicité apparente des textes cache une personnalité très complexe, torturée et qui ne cesse de tenter d'atteindre une sorte d'absolu, d'idéal, d'équilibre. Daho meurt souvent, renaît toujours; dans sa carrière comme dans ce qu'il raconte de sa vie intime dans ses chansons. Daho est un phoenix et cette idée me plaît beaucoup.

Du côté du cinéma rien à signaler en revanche. En attendant la sortie du film de Haneke et de celui de Bruno Dumont.


lundi 12 octobre 2009

Ouverture

Il n'est pas de hasard,
il est des rendez-vous,
pas de coïncidence.
Aller vers son destin,
l'amour au creux des mains,
la démarche paisible.
Porter au fond de soi,
l'intuition qui flamboie,
l'aventure belle et pure.
Celle qui nous révèle,
superbes et enfantins,
au plus profond de l'âme.
Porté par l'allégresse,
et la douceur de vivre,
de l'été qui commence.
La rumeur de Paris,
comme une symphonie,
comme la mer qui balance.
J'arrive au rendez-vous,
dans l'épaisse fumée,
le monde me bouscule.
Réfugié dans un coin,
et observant de loin,
la foule qui ondule.
Mais le choc imminent,
sublime et aveuglant.
Sans prévenir arrive.
Je m'avance et je vois,
que tu viens comme moi,
d'une planète invisible.
Où la pudeur du cœur,
impose le respect
et la confiance sereine.
Et plus tu t'ouvres à moi,
et plus je m'aperçois,
que lentement je m'ouvre.
Et plus je m'ouvre à toi,
et plus je m'aperçois,
que lentement tu t'ouvres.

Il fut long le chemin,
et les pièges nombreux,
avant que l'on se trouve.
Il fut long le chemin,
les mirages nombreux,
avant que l'on se trouve.

Ce n'est pas un hasard,
c'est notre rendez-vous,
pas une coïncidence.

Ouverture
in Corps et armes

...et aussi sur le Live à Pleyel sorti ces jours-ci.

mercredi 7 octobre 2009

Au voleur

Boy meets girl. Un sujet de cinéma simple, limpide et fort, autant que le premier long métrage de Sarah Leonor.
Isabelle rencontre Bruno. Isabelle est prof d'allemand, Bruno est voleur au sens presque professionnel du terme. Leur histoire commence simplement, doucement sans y penser vraiment.
Bruno est recherché par la police... Isabelle l'aide à fuir, Bruno l'entraîne dans la forêt où leur amour va s'épanouir, loin du monde et de sa violence.

Le film de Sarah Leonor est d'une épure presque parfaite. Tant dans sa dramaturgie construite à l'économie des mots, que dans sa mise en scène. Et pourtant chaque personnage, chaque situation, chaque personnage possède l'épaisseur nécessaire au film. Sarah Leonor dispose soigneusement chaque élément, chaque parole comme des éléments fragiles, ténu et fait confiance à l'intelligence du spectateur pour s'en saisir.
C'est aussi le casting qui est réussi totalement, avec la géniale (comme toujours) Florence Loiret-Caille et le toujours incandescent Guillaume Depardieu. Mais aussi en ce qui concerne les seconds rôles: Jacques Nolot notamment avec sa façon de dire les mots qui est toujours un délice.
Sarah Leonor filme au cordeau et laisse l'espace nécessaire pour la vie de ses personnages. Elle les inscrits dans des cadres choisit avec soin et un certain penchant pour la picturalité en jouant sur les couleurs: du bleu de la ville au vert de la forêt. Sa mise en scène construite (cadres, rimes visuelles...) détonne avec la mise en scène passe-partout souvent à l'oeuvre dans bien des films. Elle sait se faire sensuelle sans tomber dans l'inconsistance ou la belle image.
Les choix musicaux (thanks to Franck Beauvais) étonnent aussi et le folk se marie avec merveille avec la campagne française.

Et on repense aux petites mains de Florence Loiret-Caille sur les mains de Guillaume Depardieu... Et le corps de ce dernier, puissant, écorché de toute part, comme une lame rayée.
Et cette séquence où Depardieu dit "va falloir que je me calme" avec une grande violence, et le "qu'est ce que ça veut dire" perdu et fragile de Florence Loiret-Caille. Une étincelle parfaite.

On pense bien sûr à La Nuit du chasseur dans toute la partie de la forêt. Et puis on remarque que c'est la deuxième fois cette année, après Le Roi de l'évasion d'Alain Guiraudie, qu'un couple prends le maquis pour vivre son amour.

mardi 29 septembre 2009

Darrieussecq 1 / Polanski 0

Quelques jours avant l'arrestation de Roman Polanski, une déclaration de Marie Darrieussecq est passée (à ma connaissance) innaperçue.
Marie Darrieussecq, écrivain français, parmi les plus intérressants, plébiscité par le public et la critique déclare dans les Inrockuptibles la semaine dernière.

A la question : "Vous avez la sensation qu'il y a un désir de réprimer l'imaginaire?", Darrieussecq réponds ceci:

"Il suffit de penser à l'affaire de l'expo attaquée en justice, Présumés innocents. Les juges et une partie du public confondent imaginaire, fantasme, passage à l'acte. ça c'est vraiment contemporain. on n'a plus le droit d'avoir des colères, des imaginaires. L'artiste Bill Henson a vu son exposition envahie par la police à cause de photos de pré-adolescentes nues, c'est hallucinant. La galerie a été fermée. Je pense qu'on a le droit de regarder des photos d'enfants nus et y compris de se branler devant. Cela ne regarde que l'imaginaire privé des gens. je ne fais pas l'apologie du viol des enfants. Mais je pose la question: peut-on encore écrire des romans où il se passe des choses illégales? je crois que la peur de ses fantasmes, pulsions est de plus en plus répandue. alors qu'on sait très bien les contrôler. on essaie de faire croire aux gens qu'il faut avoir peur des autres, et aussi de soi-même: "Restez à la maison, dehors c'est dangereux...".

Marie Darrieussecq n'est pas vraiment connue pour être une provocatrice. Darrieussecq a raison de défendre l'exposition Présumés innocents et le travail de Bill Henson. Elle a raison de dire que l'on doit avoir le droit d'écrire des actes illégaux dans une oeuvre de fiction, dans un travail artistique (rappelons tout de même le tollé provoqué il y a quelques années par les romans Il entrerait dans la légende de Louis Skorecki et Rose bonbon de Nicolas Jones Gorlin). Lorsqu'elle dit que la société est anxiogène et qu'elle pousse les individus à se refermer sur eux-même, elle a totalement raison.
Ce qui aurait pu provoquer la polémique, c'est vous l'aurez remarqué vous-même, cette phrase: "Je pense qu'on a le droit de regarder des photos d'enfants nus et y compris de se branler devant". Dans l'absolu elle a totalement raison: cela fait partie de l'imaginaire de chacun, de la vie privée de chacun. Marie Darrieussecq oublie simplement de préciser que dans ce cas là, le support est rarement une oeuvre d'art mais bien souvent, voire toujours des photos, en provenance de réseaux qui exploitent des mineurs pour générer aussi un revenu économique.
Mais Marie Darrieussecq reste dans l'absolu, dans le domaine des idées et sa déclaration n'est pas idiote. elle a le mérite d'être étonnante dans notre époque.
Cela dit, j'attendais (disons je craignais), une levée de bouclier des associations familialles (souvent catholiques) ou de certains éditorialistes. Surtout dans notre époque. Et, rien...
Cela m'étonne, et je me dis que peut-être tout simplement cette interview n'a pas été lue. Mais je me trompe peut-être. Ou alors si cela avait été une déclaration de Michel Houellebecq aurait-on assisté à un scandale? Houellebecq est un homme, il a la gueule de l'emploi, il est habitué aux déclarations franches qui créent la polémique.

Quelques jours plus tard c'est l'affaire Polanski qui ressurgit trente ans après. Même si on la connaissait, même si on savait que le classement de l'affaire avait été refusé au printemps, cette fois-ci l'affaire revient sur le devant de la scène.
Et avec des réactions très étonnantes. Très étonnantes, encore, pour l'époque.

Je ne vais pas revenir sur les fait qui sont très bien relatés dans tous les journaux ces jours-ci...
Ce que je retient: Polanski a plaidé coupable (aux USA il vaut mieux plaider coupable pour obtenir une peine plus clémente) en ce qui concerne le rapport avec la jeune fille, il a nié le viol. Polanski a quitté les USA pour échapper à la prison parce que le juge en charge de l'enquête avait manifestement décidé de s'acharner sur lui, prenant à partie la presse, provoquant des vices de formes dans la procédure qui étaient défavorable à Polanski. En outre Polanski a dédommagé la victime. La victime demande depuis plusieurs années le classement du dossier.

Dans l'instant où j'entend à la radio la nouvelle de l'arrestation de Polanski je me dis qu'il n'y aura sans doute pas grand monde pour le défendre: le sujet est sensible. Quelques heures plus tard c'est rien de moins que le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, qui s'insurge en ajoutant que le Président de la république est lui aussi choqué et suit le dossier de près.

Défendre Polanski me semble très osé vu les faits qui lui sont reprochés.
Même si je suis de ceux qui pensent que Polanski a payé déjà très cher, par une sorte de justice immanente, en ne pouvant plus revenir aux Etats-Unis et ainsi voir sa carrière et presque toute sa vie empêchée par cette affaire. seulement il y a la justice dite des hommes. Et à la lecture des commentaires des lecteurs des journaux en ligne (Le Monde, Libération, Le Figaro et autres...) force est de constater qu'une écrasante majorité demande que Polanski soit considéré comme un justiciable comme les autres. Le peuple veut du sang, le peuple veut qu'il paye.

Ce qui est frappant c'est cet emballement au plus haut sommet de l'état pour défendre celui qui au yeux du peuple est finalement un vulgaire fugitif, violeur.
L'époque est décidément très étonnante. Tout se brouille, tout se mélange.

A part ça, dans les heures qui viennent, un autre réalisateur, Jean-Claude Brisseau va être à nouveau entendu par un procureur pour une affaire qui implique une femme majeure, qui ne se plaint pas de viol, qui était consentante... Là personne, ou presque, pour le défendre. Brisseau à la gueule de l'emploi... et sans doute beaucoup moins de relations ou tout simplement de moyens financiers... Mais bien sûr cela n'a sans doute rien à voir.


lundi 28 septembre 2009

Portishead

As she walks in the room
Scented and tall
Hesitating once more
And as I take on myself
And the bitterness I felt
I realise that love flows

Wild, white horses
They will take me away
And the tenderness I feel
Will send the dark underneath
Will I follow?

Through the glory of life
I will scatter on the floor
Disappointed and sore
And in my thoughts I have bled
For the riddles I've been fed
Another lie moves over

Wild, white horses
They will take me away
And the tenderness I feel
Will send the dark underneath
Will I follow?

Wild, white horses
They will take me away
And the tenderness I feel
Will send the dark underneath
Will I follow?


The Rip
in Third by Portishead

Découvrez la playlist Portishead avec Portishead